jeudi 16 mai 2013

Ma lettre à Carlo Ancelotti.

M. Ancelotti,

Je vous écris cette lettre pour une raison simple, je soouhaite vous exprimer mon souhait le plus cher, vous voir rejoindre le Real Madrid au plus vite. Ou un autre club d’ailleurs, peu importe. Autrement dit, je vous demande de suivre vos aspirations profondes et de quitter votre poste rapidement afin de permettre aux dirigeants de préparer votre succession sans attendre.

Il est actuellement de bon ton de vous encenser car vous avez mené le PSG au titre de champion de France, le premier depuis 1994. Vous encenser, j’en suis incapable. Il m’est impossible de partager l’admiration que de nombreux supporters et journalistes vous témoignent car vous de la méritez pas. Cet enthousiasme béat me laisse songeur. N’ont-ils aucune mémoire, sont-ils aveugles ou ont-ils juste mis des œillères ? Ont-ils peur du lendemain ? Parfois mieux vaut divorcer avant qu’un mauvais mariage ne dégénère au lieu de se forcer à vivre avec quelqu’un qui n’est pas fait pour soi. Peu importent leurs raisons, les faits sont là, ils ont perdu tout sens critique à votre endroit, vous pourriez titulariser Sirigu en meneur de jeu, ils applaudiraient votre audace comme ils l’ont souvent fait, par exemple en vous voyant préférer Bisevac à Jallet et Cearà au poste de latéral droit ou encore décaler Matuidi au poste de milieu offensif gauche.

En une saison ½ depuis votre arrivée, le PSG aura décroché un seul titre national sur 5 possibles malgré une puissance surnaturelle pour un club de Ligue 1. On n’avait pas vu une armada comparable en France depuis l’arrêt Bosman. Ces résultats relativement décevants ne sont presque secondaires à côté du problème de fond. Celui-ci est double : les progrès de l’équipe sont presque uniquement dus au recrutement et vous n’avez presque rien fait pour vous inscrire dans la durée, pour préparer l’avenir. A vrai dire, mes griefs à votre encontre sont nombreux.

Tout d’abord, il est important d’expliquer le pourquoi de cette lettre.

Lire la suite...

dimanche 28 avril 2013

Car l’eau Ancelotti n’a pas aimé… (L1, J34)

Ligue 1 - 2012-2013 Le PSG n’a encore jamais été champion de France de Ligue 1. En 1986, 1993 et 1994, il a fini en tête du classement de la Division 1 dans la catégorie des équipes n’ayant corrompu personne, depuis il a terminé 5 fois dauphin (dont 3 depuis que le D est devenu un L). En déplacement à Annecy, il a obtenu 3 points supplémentaires grâce auxquels il pourrait être sacré officiellement au soir de la 35e journée.

Les autres résultats de la journée de championnats ont eu pour effet d’empêcher les footballeurs parisiens d’assurer mathématiquement leur sacre 24h après l’officialisation du premier titre du PSG omnisport du XXIe siècle. Samedi soir, sa magnifique équipe de handball – dirigée par un super entraîneur, un ancien champion qui comme Ancelotti a bien mangé depuis la fin de sa carrière et a longtemps vécu plus près d’Annecy que de Paris (ils ont respectivement vécu et entraîné pendant 16 et 13 saisons à Milan et Chambéry) – a écrit la ligne inaugurale de son palmarès avant même le terme d’un exercice 2012-2013 plus que satisfaisant, le titre ayant été décroché avec la manière (domination+spectacle+bonne image+adhésion du public).

Lire la suite...

samedi 27 avril 2013

Choisir le chef, suivre la recette.

Il y a encore quelques semaines, jamais je n'aurais cru écrire ceci un jour. C’est tout juste si je ne suis pas obligé de me pincer pour y croire… Pourtant, après avoir longtemps réfléchi, analysé la situation du PSG et du foot européen, j’en suis venu à cette conclusion : Arsène Wenger me semble être l'entraîneur dont le PSG a besoin.

Je n'aime pas le bonhomme, j'ai beaucoup de doutes concernant ses qualités, mais son profil est unique, il correspond à celui dont le club a besoin pour remplacer Ancelotti.

Pourquoi vouloir remplacer Ancelotti me direz-vous ? On ne va même pas se lancer dans un débat à propos contenu du bilan des 18 mois de l’Italien au PSG en termes de palmarès, de la qualité de jeu ou encore de gestion de l’effectif. Je persiste à dire que l’ensemble est très décevant, voire pire, mais à vrai dire, le problème n’est pas là, il se résume en une question : quelles sont les ambitions du club ?

Si l’objectif est réellement celui annoncé – et je n’ai aucune raison d’en douter – alors il est urgent de réorienter la politique sportive du club non pas sur du très court terme mais sur le moyen et long terme afin de s’établir durablement dans le top 4 européen.

Pour le comprendre, intéressons-nous d’abord à l’actualité car plusieurs enseignements sont à en tirer.

Lire la suite...

dimanche 14 avril 2013

Un message dans une bouteille. (L1, J32)

samedi 6 avril 2013

Ménez gor. (L1, J31)

Ligue 1 - 2012-2013 Le travail est fait, le titre est en poche – sauf effondrement impossible doublé d’une série incroyable de l’OM – et certains joueurs importants ont été préservés avant le quart de finale retour de LdC à Barcelone. Jusqu’ici tout va bien.

Avec une équipe A’, le PSG est allé gagner à Rennes, ce qui ne s’était plus produit depuis une décennie, à l’époque Ronaldinho avait ouvert le score sur CF direct. Au cours de cette rencontre les Parisiens ont par moments affiché une sérénité impressionnante… histoire de mieux mettre en relief certains accès de panique. Le ballon a globalement bien circulé, collectivement ça ressemblait vraiment à quelque chose, les phases de construction débutées en défense ont souvent été remarquables, pourtant un monumental exploit individuel a été nécessaire pour débloquer la situation. Préserver cet avantage a ensuite nécessité de serrer très fort les muscles fessiers…

Lire la suite...

mercredi 3 avril 2013

Grand, beau et généreux. (LdC, ¼ aller.)

Ligue des Champions 2-2 à l’aller en Ligue des Champions est un excellent résultat… pour l’équipe qui se déplace. Il faudrait être complètement abruti pour sauter au plafond après avoir concédé un nul chez soi en ayant concédé 2 buts, qui plus est évitables, face au Barça, a fortiori'' un Barça privé de Messi en seconde période.

Et pourtant c’est la fête, la joie, presque tout le monde au PSG semble heureux après cette rencontre. Comment ne pas l’être ? Ces réactions a priori paradoxales voire totalement irrationnelles sont parfaitement logiques et justifiées.

Pour le comprendre, ii suffit de se poser une question : quel était l’objectif ?
Selon son point de vue on peut y apporter nombre de réponses possibles, mais à chaque fois l’objectif s’avère atteint.

Lire la suite...

lundi 1 avril 2013

La spécialisation, nouvelle arme anti-crise ?

C’est la crise. Je pense que cette information n’a échappé à personne. Ai-je tort ?

La conjoncture économique actuelle est dramatique, les usines ferment, les entreprises fuient la France, des millions de personnes sont concernées par la hausse du coût de la vie et la précarité. Depuis des mois, la hausse continuelle du chômage est un des principaux soucis du gouvernement, elle nourrit une spirale négative en rendant plus qu’hypothétique le retour de la croissance car le pouvoir d’achat recule (la forte hausse des différentes taxes et impôts n’est pas innocente), la consommation et le moral des ménages comme des entrepreneurs en prend un coup.

Il est urgent d’inverser cette tendance, et pour se faire, l’Elysée a une idée choc : imposer la spécialisation.

Lire la suite...

samedi 23 mars 2013

Joker !

équipe de France de football En battant la Géorgie, l’équipe de France de football a simplement fait le taf, mais il s’agissait d’une étape primordiale pour atteindre l’objectif, se qualifier pour la Coupe du monde 2014.

Didier Deschamps a passé son temps à dire que ce match était beaucoup plus important que le prochain contre l’Espagne, il peut être content, son message est bien passé. Je ne sais pas si Vincent Dubois a fait de même concernant la rencontre opposant la Roja à la Finlande. S’il l’a fait, ses joueurs n’ont pas été très réceptifs car ayant pourtant ouvert le score, ils ont été incapables de l’emporter. Les statistiques de ce match sont hallucinantes, plus de 80% de possession de balle, 19 corners à 0, environ 30 tirs à 5 mais 4 tirs cadrés à 1… mais 1-1 score final. Du coup la France a é points d’avance après le même nombre de matchs. Autrement dit les Bleus ont gagné un joker, à eux de ne pas le griller, ils ont encore à se déplacer en Géorgie et en Biélorussie, il faudra recevoir la Finlande, chacun de ces matchs sera déterminent à condition de ne pas perdre contre les champions du monde en titre ce mardi au Stade de France. En cas de victoire, la qualification serait presque dans la poche car l’EdF n’aurait ensuite besoin que de 5 points sur 9 pour assurer la première place (attention, en ce qui concernent les qualifications pour la Coupe du monde 2014, on prend d’abord en compte la différence de buts générale puis la meilleure attaque, une règle stupide avec laquelle il faut composer, les résultats obtenus dans les confrontations particulières est seulement utilisée dans les 4 critères subsidiaires suivants).

Lire la suite...

vendredi 15 mars 2013

La main du Diable !

Ligue des Champions Nan mais allô ! Allô ! Tu prends le Barça avec quart aller à domicile et c’est un bon tirage ? Nan mais allô quoi ! Si tu sors le Barça t’es même pas en finale ! Nan mais allô ! Vous me recevez ?! C’est comme si j’te dis qu’prendre Nadal en quart à Roland Garros c’est mieux qu’être dans l’autre moitié de tableau ! Nan mais allô !

Je n’ai pas trouvé mieux que cette intro parfaitement dans l’air du temps – et probablement peu compréhensible quand dans quelques semaines on aura oublié la vidéo qui fait le buzz en ce moment – pour mettre en valeur le ridicule de la situation. Le PSG ne pouvait avoir droit à un pire tirage au sort. Prendre le Barça en quart de finale de la Ligue des Champions avec match retour à l’extérieur, était la pire des 14 destinées envisageables. Les faits sont là. Si la main de Maradona est la main de Dieux, celle de Steve McManaman est la main du Diable ! On lui doit un tirage vraiment affreux. Un exploit est toujours possible, seulement il est extrêmement improbable compte tenu de la situation.

Lire la suite...

dimanche 10 mars 2013

Mauvais mais bon à prendre. (L1, J28)

Ligue 1 - 2012-2013 Gagner un match – peu importe l’adversaire – la veille d’un OL-OM est nécessairement une bonne affaire pour le PSG. Le faire en conclusion d’une série harassante comprenant une double confrontation victorieuse en Ligue des Champions, 2 Grandes Sardinades et des déplacements pour le moins compliqués en championnat (2 défaites aux causes bien différentes), les Parisiens en avaient vraiment besoin.

Ce succès est bon à prendre. A vrai dire il était presque indispensable. Qu’il ait été obtenu dans la douleur n’y change rien, au classement de la Ligue 1 on a ajouté 3 unités dans la colonne des points sur la ligne du PSG, c’est tout ce dont on se souviendra de cette partie… "trépidante". OK, c’était carrément nul, presque affligeant par moments, on s’ennuyait ferme, tout juste s’éveillait-on de temps en temps grâce à une accélération individuelle ou collective perdue au milieu d’une partie manquant cruellement de rythme. En première période, s’ils ont pu se procurer quelques occasions dont 2 duels perdus face à Damien Grégorini, les Parisiens ont été sérieusement mis en difficultés. En seconde, même en défendant plus bas, Nancy a continué à être dangereux, il aura fallu un grand Zlatan Ibrahimovic, 2 énormes erreurs des visiteurs et beaucoup de réussite pour décrocher un résultat favorable.

Lire la suite...

dimanche 3 mars 2013

Les tauliers montrent la voie. (ChE athlé en salle)

L’équipe de France d’athlétisme ne s’est pas déplacée pas au complet à Göteborg, elle a néanmoins su se mettre en valeur aux Championnats d’Europe en salle. Son bilan est remarquable : 4 médailles d’or, 2 d’argent, 3 de bronze, des records, des tauliers qui confirment, des jeunes qui s’affirment.

L’état d’esprit insufflé par Ghani Yalouz depuis qu’il est DTN est aussi appréciable que les résultats.

On a assisté à plusieurs types de performances. Certains ont dû s’arracher, d’autres ont pu s’envoler, tous n’ont pas été récompensés, quelques-uns auraient pu espérer mieux, je pense notamment à Myriam Soumaré, particulièrement exemplaire (après avoir disputé la finale du 60m elle a pris le départ de la finale du relais 4x400… finalement 4e). Ces Europ’ se sont achevés sur un point d’orgue, un moment absolument incroyable mêlant magie, déchirement, incompréhension… En levant un drapeau rouge un juge a coupé les câbles de l’ascenseur émotionnel dans lequel était monté Renaud Lavillenie. L’indiscutable maître du saut à la perche avait gravi les étages sans encombre, il avait même réussi à accéder à des étages normalement interdits au public, il était carrément arrivé au toit, et là, en un instant, il se retrouve dans le parking après une chute libre effroyable.

Lire la suite...

mercredi 27 février 2013

A la bonne franquette. (CdF, 8e de finale)

banderole Coupe de France Un peu de simplicité ne fait pas de mal. Surtout pour une Grande Sardinade. 2 en 4 jours, ça fait beaucoup, heureusement la seconde a été nettement plus réussie.

Sortir l’argenterie, faire venir des violonistes, du personnel et un chef étoilé… Pour une Sardinade ! Ce n’était vraiment pas sérieux ! Dimanche, le PSG a mal fait les choses. Certes, il l’a emporté 2-0, mais la bouteille était à moitié vide, on ne s’est absolument pas régalé, c’était particulièrement indigeste, d’autant plus que les Sardines avaient été trop préparées, elles avaient eu le temps de mariner, ça leur avait donné énormément de peps, elles n’avaient plus le goût de sardine.

Mercredi, le PSG a fait les choses plus simplement, il s’agissait d’un 8e de finale de Coupe de France, compétition qui a donné lieu par le passé à de nombreuses Grandes Sardinades mémorables dont le club de la Capitale est presque toujours sorti victorieux (sauf une fois en 1991), on a donc organisé ça à la bonne franquette. Cette fois, pas de flonflons ridicules, on est revenu aux bases, à des recettes beaucoup plus traditionnelles avec des Sardines grillées sur les braises d’un Parc des Princes par moments assez enflammé, sans oublier quelques épisodes assez chauds. Vous savez, quand la moutarde monte au nez de certains et que ça part presque en festival des pains. A la bonne franquette en somme !

Lire la suite...

lundi 25 février 2013

La bouteille à moitié vide. (L1, J26)

Ligue 1 - 2012-2013 «Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.» Tout le monde connaît cette phrase devenue une expression française assez courante. Elle a été écrite par Alfred de Musset dans un poème – interminable ce poème – intitulé La Coupe et les lèvres. Au PSG, on ne voit pas les choses ainsi.

En effet, les dirigeants du PSG croient l’importance du flacon nettement supérieure à celle de son contenu. Ils imaginent le flacon apte et suffisant à provoquer l’ivresse. Ils ont tout faux ! Leur but est sans doute de remporter la Ligue 1 – les libertés prises par rapport à l’histoire du club leur font sans doute mésestimer la Coupe de France – mais pour sûr, leur objectif avant tout de faire en sorte que Paris soit sur toutes les lèvres. Ils sont très fiers d’eux, très fiers de leurs nombreuses idées pour faire parler de leur marque, car oui, dans leur esprit le PARIS (Saint-Germain) n’est pas un club de foot, c’est une marque, le reste est accessoire. Ils en ont oublié le principal : en football le plus l’important est le spectacle produit par les joueurs sur le terrain, le cadre est seulement là pour le mettre en valeur, un cadre ne se suffit pas à lui-même, sinon il y a longtemps que la Joconde aurait été rangée dans les sous-sols du Louvre, les gens se déplaceraient du monde entier pour observer un rectangle en bois doré. Tu as beau acheter le poste de télévision le plus cher du marché, si tu l’allumes sur France 3 à l’heure de Derrick, tu t’ennuieras autant que si tu le regardes dans une vieux poste à l’écran à moitié flou.

Au final, que restera-t-il de la 3e Grande Sardinade de la saison ? Du positif, essentiellement le score (victoire 2-0, donc 3 points)… Et du négatif, en particulier le sentiment d’avoir été ridicule à cause de l’immense décalage entre le contenant et le contenu. La bouteille est à moitié vide, on attend toujours l’ivresse.

Lire la suite...

vendredi 22 février 2013

On va finir par l’appeler Jez… us Christ !

Jésus a marché sur l'eau, Jason Lamy-Chappuis a volé sur la neige. Il a de nouveau été sacré champion du monde de combiné nordique au terme d’une course de légende conclue par un sprint à 4.

De gros retours en ski, Jez en a réussi quelques-uns, mais de la 11e à la 1ère place, qui plus est lors des Championnats du monde de ski nordique, jour où tout le monde est censé être au taquet, au sommet de sa forme, on ne pouvait y croire. 1’13 de débours au départ des 10 bornes de ski de fond, quand vous avez autant de cadors devant vous, en principe, c’est cuit, vous tentez de partir comme une balle pour voir si par hasard une chance d’accrocher une médaille subsisterait, si l’écart ne se réduit pas de façon suffisamment conséquente vous faite la seconde moitié de la course en récupération active afin d’en garder pour les épreuves suivantes, si vous recoller à ceux qui jouent le podium vous vous accrochez… avant de payer sur la fin les efforts fournis pour revenir dans le coup.

Jason a surpris tout le monde, y compris lui-même. La bonne préparation effectuée ces dernières semaines (avec notamment une impasse sur l’étape d’Almaty au Kazakhstan), le matériel préparé par les techniciens de l’équipe, le profil de la piste du Val di Fiemme et bien sûr les qualités du Français ont permis l’impensable.

Lire la suite...

vendredi 15 février 2013

Domination, frustration. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 La France n’est plus en tête du classement des médaille, elle l’était avant la nouvelle victoire du nouveau roi de Schladming. Un homme a remporté 3 titres individuels lors de ces Championnats du monde de ski alpin, on ne l’attendait pas forcément en super-G, encore moins en super-combiné, en revanche en slalom géant, il n’a fait "que" confirmer sa domination habituelle. Ted Ligety a écrasé la concurrence.

L’équipe de France avait déjà 4 breloques venant de 4 skieurs (alors que la plupart des équipes doivent leur bilan à un seul voire 2 éléments qui en ramènent plusieurs (Svindal, Ligety, Maze, Riesch). L’idée était d’en obtenir une 5e avec un 5e coureur, elle n’était en rien saugrenue car notre réservoir dans cette discipline est phénoménale, on peut placer régulièrement 6 à 8 représentants en seconde manche lors des épreuves de Coupe du monde (alors que JB Grange et Julien Lizeroux n’ont plus pris le départ en géant depuis de nombreux mois suite à leurs blessures, on pourrait avoir une densité encore plus impressionnante).

Lire la suite...

jeudi 14 février 2013

Tessa Worl… d champion ! (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Mais c’est qu’on y prend goût ! De l’argent en super-G, du bronze en descente, de l’or encore en descente… et de nouveau de l’or en slalom géant. Ma foi, l’équipe de France se débrouille mieux que bien à Schladming, et moi, simple spectateur grand amateur de ski (à la télé), je me régale devant mon écran.

Les médailles aux Championnats du monde de ski alpin, Tessa Worley en avait déjà obtenu 2 lors de la précédente édition. Après l’or lors du Team Event – dont l’importance même accrue ces dernières années reste relative – elle s’était arrachée en seconde manche pour effectuer une remontée fantastique lors de la seconde manche du géant et décrocher le bronze. A l’époque, si on l’attendait déjà sur la boîte, elle semblait avoir perdu toute chance d’y parvenir en se loupant complètement sur le premier tracé. Cette fois, pas question de se manquer, pas question de revivre telle mésaventure.

Lire la suite...

mardi 12 février 2013

Cadeau ! (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Un slalom géant parallèle par équipes, ça peut vraiment être sympa. La FIS essaie de l’imposer comme une épreuve qui compte lors des Championnats du monde de ski alpin, elle veut la mettre au programme olympique. Je suis encore sceptique. Il est impératif d’y apporter des améliorations pour rendre la chose complètement crédible.

En nocturne sur la piste de Schladming, ça avait vraiment de la gueule… Jusqu’au moment où on a vu le tableau et la compo des équipes. Une compétition à 15 équipes avec uniquement des tours à élimination directe, ça veut dire 8e de finale pour tout le monde sauf pour une équipe directement qualifiée pour les quarts. Qui a-t-on choisi pour bénéficier de ce passe-droit ? L’Autriche bien sûr ! Pourquoi se priver ? La France étant championne en titre, cette qualification directe aurait dû lui revenir, ça aurait semblé logique. Non, on a concocté un classement à partir de… En fait je ne sais pas à partir de quoi car s’il y a un Team Event par saison c’est le bout du monde (normalement lors des finales de la CdM on en organise un me semble-t-il, mais on peut aussi bien l’annuler, comme celui des ChM de Val-d’Isère), alors en tirer un classement mondial, c’est assez comique.

Lire la suite...

lundi 11 février 2013

Ça s’est mal combiné. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 4 Français au départ, un seul à l’arrivée malgré l’impression générale de ne pas avoir démérité. En fait ça s’est mal combiné lors du super-combiné masculin des Championnats du monde de ski alpin. On croyait vraiment au podium, au titre même, n’ayons pas peur de le reconnaître, au final on est déçu, mais surtout frustré.

Alexis Pinturault a laissé échapper un premier titre mondial dès le haut de la descente.
Il a laissé échapper une première médaille mondiale en bas du slalom.
Trop faible sur son point faible, presque trop fort sur son point fort… Au final, Pinpin le mutant a mis 28 centièmes de trop à franchir la ligne d’arrivée pour la 2nde fois de la journée après quasiment 3 minutes d’efforts exténuants répartis en 2 manches disputées en début d’après-midi (départ à midi) sur les pentes très gelées de la Planai (il a fait extrêmement froid au cours de la nuit, c’était donc très dur, ça tapait fort sous les skis) puis en début de soirée dans les conditions du mythique slalom nocturne de Schladming (paradoxalement la visibilité était bien meilleure qu’à midi car on allume les éclairages, on dirait un stade de foot). Il n’a rien à se reprocher.

Lire la suite...

dimanche 10 février 2013

Descente vers les sommets. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Quand on a touché le fond, en principe on ne peut pas descendre plus bas. Dimanche matin, Marion Rolland est descendue, mais elle est descendue plus haut, vers les sommets. Le sommet d’un podium, le sommet d’une carrière.

Schladming a particulièrement bien réussi à Marion Rolland lors des finales de la Coupe du monde 2012 (podiums en super-G et en descente, les 2 premiers et seuls podiums de sa carrière), pourtant, chez les femmes on avait du mal à imaginer une médaille française en descente lors de ces Championnats du monde de ski alpin. Seulement 2 filles au départ, un super-G – très bizarre – complètement loupé quelques jours plus tôt, des entraînements pas super encourageants… ça ne sentait pas super bon.

Et pourtant, après que concurrente après concurrente, cador après cador, tout le monde se soit cassé les dents en essayant de battre le temps réalisé par la titulaire du dossard 2, une trentenaire tombée il y a à peine 3 ans au fond du trou le plus profond dans lequel on puisse tomber a dévalé la piste verglacée pour réaliser le rêve d’une vie, récompensant des années de travail et d’obstination.

Lire la suite...

samedi 9 février 2013

Le jour du Poisson. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pour une fois, le jour du poisson n’était pas le vendredi, c’était le samedi. David Poisson un vendredi avec le dossard 13, ça aurait fait beaucoup, certains auraient mis en avant des considérations paranormales pour expliquer comment le descendeur le plus casse-cou et le plus physique de l’équipe de France a pu décrocher une médaille aux Championnats du monde de ski alpin, lui qui n’avait encore jamais goûté aux joies du podium à 30 ans.

Avant la récompense d’enfin monter sur la boîte au plus haut niveau, il avait tout connu, 10 top 10 (7 en Coupe du monde depuis 2008, 2 aux Mondiaux… de Bormio en 2005, 1 aux JO de Vancouver) dont 2 places de quatrième, la dernière à Kitzbühel lors de la dernière épreuve de CdM disputée, mais surtout les galères et… les boîtes (de la polysémie du mot "boîte" : en général un sportif essaie d’éviter de prendre des boîtes – sauf en hockey sur glace – car il risque de s’en sortir en boitant, mais il a souvent pour objectif de monter sur la boîte, ce qu’il peut ensuite fêter en boîte). Il a fini dans les filets à de nombreuses reprises (pour un poisson, un filet est souvent la fin du voyage avant d’être conditionné en filets, expédié dans des boîtes et mangé avec un filet de citron), a été blessé un paquet de fois, a galéré la saison dernière pour réintégrer les 30 après avoir dû bataillé en se coltinant de gros dossards. Si mes souvenir sont bons une super 6e place en Norvège en mars dernier le lui a permis de justesse de raccrocher le bon wagon.

Lire la suite...

- page 1 de 36